C’est à croire que Brossard ne veut pas venir jusqu’à nous, le trajet fut bien délicat, :
- entre Yvan qui perd la moitié du bateau sur l’autoroute suédoise
- Jerry qui tente le salto camion-remorque
- Et l’essieu de la remorque de secours qui décide de faire faux bond.....
Espérons que la loi des séries va s’arrêter là….
Samedi : entraînement.
Le bateau prend forme : les bricol-girls ont loué les services de Tom pour remettre les safrans en état : perceuse, riveteuse, étau, marteau…
Et quand on part enfin sur l’eau : constatation affligeante : le dérive ne rentre pas dans le puit…. Arfff…
Dimanche :
Même en s’y prenant tôt, on arrive à rater la manche d’entraînement ! 2h à poncer cette maudite dérive jusqu’à la fibre !
Thierry et Fabrice finissent par avoir pitié de nous et procèdent à un échange standard… merci messieurs !
Nous avons tout de même le temps de nous entraîner avec le team Diam avant d’enchaîner sur la cérémonie d’ouverture-champagne-petits fours-finale de foot France-Italie… après la tête de Zidane et les tirs au but (désolé, c’est la seule chose que j’en ai retenu), les français vont se coucher, jurant que la revanche se ferai le lendemain, sur l’eau.
Lundi : 1er jour de course
Les 160 bateaux sont répartis en 4 groupes. Chaque manche fait rencontrer 2 groupes différents. Deux départs sont donc lancés successivement, sur des parcours trapèze.
La première manche est courue dans 15-17nds de vent d’Est. Une collision d’une rare violence entre un équipage Allemand et un équipage Belge est à déplorer. Christoph BOCK, l’équipier de GOSCHE est rapatrié en urgence sur la plage puis hospitalisé. Nous lui souhaitons tous beaucoup de courage pour se rétablir au plus vite et le revoir sur les régates.
Les deux manches suivantes se font dans un vent faiblissant à coup de rappels généraux et règles noires. Les départ sont loin d’être évidents : facile de se retrouver en 4ème rideau… du moins pour nous !
A retenir : les tentatives départ comité sont à oublier.
Résultat : on se bat pour éviter d’entrer dans les 20 derniers ….
Mardi :
Ca chauffe ! 30° à 9h du mat ! On croit au thermique, mais il faudra attendre un moment sur l’eau : Glenn Ashby se prend pour le « rescue » et fait parbatage entre notre bateau et celui de Frédérique et Françoise…. Merci Glenn pour le sauvetage !
2 manches sont enfin envoyées dans 4-8 nds, ca passe à droite, d’où gros bouchon au comité, pire que les péages lors des départs en vacances… et nous au milieu… c’est décidé, la prochaine fois on tente le départ dégagé !
Diam, en pleine forme fait péter les deux manches (évidemment c’était pas nous !)
De retour à terre, commence le long feuilletons des jauges : quelques bateaux, dont celui de Bundock, sont trop légers, donc DSQ, cela va-t-il modifier le cour de la régate que tout le monde voyait déjà pour lui ? … à suivre au prochain épisode !
Mercredi :
Représailles des disqualifiés de la veille : réclam contre tous les concurrents qui doivent passer faire jauger ….. leur rame… (non, ce n’est pas un sketch !). Au concours de la plus belle pagaie, le grand vainqueur est Boulogne avec une composition personnelle : le « balai-plateau de cuisine », le tout bien fixé au grey tape. Hors compétition, Tom avec sa pelle directement scotchée à son avant bras !
L’attente sur l’eau est encore longue… nous avons eu le temps de faire des statistiques : le groupe rose est détenteur du plus grand nombre de rappels généraux. De toute façon, s’était peine perdue, car la seule manche lancée est annulée.
De retour à terre, le balai des jaugeurs reprend : requalibrage des balances, pesée sur plates formes strictement horizontales…telle la mort du gladiateur dans les arènes, la foule assiste au spectacle : Darren sera-t-il DSQ…. Pour une manche ou pour toues celles courues….
Après l’inévitable paella-samba, direction karting (on y croise Mitch Booth, pour ceux qui le connaissent, le parallèle avec Mario Kart nous a tous effleurés l’esprit !). Grand vainqueur du karting contest : Alban !
Jeudi : Encore une journée difficile en perspective : ciel couvert, 0 nds… on attend donc !
La « sifflet’jauge » n’aura finalement pas lieu. Dommage, nous nous étions bien équipées !
Inertview pour Fance 3 : décidément, on va finir par trouver ça normal !
Les jours passent et se ressemblent : 3 rappels généraux (toujours avec le groupe rose, nos statistiques s’affinent !), un petit retour à terre, le temps d’enlever la combi et de la renfiler aussi sec, 2 nouveaux rappels. Puis c’est à notre tour, et là, tenez vous bien, on envoi la plus belle manche de notre championnat : 21èmes, comme quoi, tout arrive !
Tentative de renvoi d’une deuxième manche : rappel général sur notre magnifique départ bâbord (oui, on l’a fait), vidéo à l’appui… arfff, j’en ai la larme à l’œil.
Le soir, c’est de nouveau un défilé de réclamations : mais fallait-il ou non passer cette fameuse bouée 2a ????
Le feuilleton Bundock et sa jauge est relancé grâce à Tom
Vendredi :
Dure journée pour les français.
Nous avons enfin validé les 6 manches de qualif et nous allons enfin courir la finale…. C’était moins une !
Le vent se lève plus tôt que d’habitude. 3 manches seront courues.
La veille, 2 équipages français étaient sur le podium : Kinou et Franck 1ers et Billy et Jarleg 3ème
La black flag sera fatale à Billy : les 3 manches de finale comptent !
Kinou sort aussi du podium. Ils auraient pu être remplacés par Thibault et Jerry 4è et à 6 points du 3è avant la dernière manche, mais ils manquent malheureusement de réussite. Mimétisme oblige nous enchaînons bon et moins bon…. Pour finir 106èmes ! On s’était prises à croire que l’on pourrait passer sous la barre des 100, mais c’est raté.
Le podium sera finalement étranger :
1. les allemands: Helge et Christian SACH
2. les australiens : Darren BUNDOCK et Glenn ASHBY
3. les allemands : Andrew LANDENBERGER et Felix EGNER
Le prochain championnat du monde aura lieu l’année prochaine en Australie, aucun doute que les français iront y cherche leur revanche.